Je bouscule les conventions, certes.
Aprés tout ne sont-elles pas faites pour ça, distinguer les audacieux des laches ?

Je bouscule les conventions, certes.
Aprés tout ne sont-elles pas faites pour ça, distinguer les audacieux des laches ?
L'écriture nous vient spontanément, elle s'impose à nous quand on ne va pas bien. L'analogue du mythe de Sisyphe, étalon ultime du néant, je m'hasarde à persuader l'opinion que malgré l'absurdité du destin, la vie vaut la peine d'être vécue. J'ai la prétention d'être forte, aguerrie, comme pour narguer le temps. Ce temps qui nous maudit, nous illusionne, nous fait miroiter de fulgurantes victoires, les unes plus belles que les autres. Ce diable qui nous étiole en se consumant si vite, qui a fortiori nous met face à nos déboires, et qui enfin s'esquive angéliquement. Je me révolte, je ne me laisserai pas imposer cette vie de Sardanapale, gouvernée par la débauche et la paresse. Un certain sourire, pétrifie mes lèvres et s'érige comme arme infaillible. Ataraxie tant convoitée, m'accorderas-tu ta faveur, une fois que j'aurai triomphé de mes souffrances et mes excès ?

# Posté le samedi 07 novembre 2009 16:06

Rien de tout & tout de toi .

Rien de tout & tout de toi .
L'allégresse et l'euphorie. C'est ça que l'on aimerait ressentir sans cesse en soi. Pourtant, ces synonymes du bonheur laissent place à leurs grands rivaux: la douleur et la morosité. Eux, sont toujours là quelque part, à côté de vous. Moi, j'ai toujours essayé de combattre ces sentiments de tristesse, de les envoyer au diable, de les déchirer, de ne plus les affronter. Qu'importe. Ils reviennent. Quand? Ce serait trop facile de savoir. Ces sentiments là ne vous préviennent pas, ils s'installent et demeurent paisiblement installer dans un endroit de votre corps. Dans votre tête, dans votre coeur... Ô morosité, parviendras-tu à nous laisser seuls un jour? Parviendras-tu à t'occuper d'individus qui devraient s'essayer à cette nostalgie? Ces personnes qui nous font tant mal, et qui ne ressentent jamais la tristesse et l'affliction?

# Posté le samedi 07 novembre 2009 15:59

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 06:20

Tout m'est egal , tout a par toi . J'adore, J'adule, J'adhere (l)

 Tout m'est egal , tout a par toi . J'adore, J'adule, J'adhere (l)

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 08:43

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 13:01

Elle sortit une cigarette de son paquet de Malboro light, et l'alluma avec le briquet qu'elle trouva sur la table basse. La première bouffée engendra chez elle un frisson de plaisir, ce plaisir unique que seuls les dépendants peuvent ressentir. Elle s'étendit de tout son long sur l'imposant fauteuil en velours vert sapin, et entreprit de profiter du moment présent. Elle fixait la cigarette avec dans le regard cette lueur qui semblait vouloir dire : « tu n'oseras pas me tuer ». La fumée virevoltait devant elle, éclairée par la douce lumière feutrée de la pièce. Elle ferma les yeux et tira une longue bouffée. Elle voulait juste oublier, ne pas y penser, quelques instants. Le doux courant d'air frais passant par la fenêtre la ramena à la réalité. Elle constata avec mépris que sa cigarette était finie, et en alluma une deuxième. Cette lueur de défi brillait toujours dans ses yeux.

Je me réveille chaque matin avec une sensation de dégout. Je n'ai envie de rien et reste de longues minutes à me morfondre dans mon lit avant de me lever. Peut-être dans l'attente d'une personne qui n'arrivera pas. J'ouvre les volets et la grisaille m'emplit l'esprit. Je regarde la rue, et je ne vois que des êtres qui se mouvent. Comme un tout dans lequel je ne semblerais plus être. Je me perds et ne sachant quoi faire, je tourne en rond. Je n'arrive même pas à pleurer, ni à rien d'autre d'ailleurs. Toutes les choses que j'entreprends ratent. Un manque d'attention victime d'une multitude d'idées noires dans un esprit. Comme une distance entre moi et ce que je perçois. Je ne distingue rien d'autres que des formes et des couleurs et tout me parait dénué de sens. Alors je m'assieds et la tête dans les bras, je pense à . . . . . . .
Et je suis lass ...
La plupart des êtres humains fuient devant la peur de perdre quelque chose qui leur est cher. Ils fuient pour ne pas devoir affronter la difficulté de surmonter les étapes de la vie. Ils fuient pour ne pas à avoir faire d'effort pour que, finalement, ça marche. Ils continuent à fuir leurs sentiments. C'est comme ça... J'aurais aimer qu'il arrête de fuir.

# Posté le samedi 25 avril 2009 09:30

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 06:21